Le road trip de Marion & Flo
Annecy
1700 km
15 jours
Bayonne
15
Rencontres magiques
4
Moments mémorables
5
Lieux extraordinaires

Voyageurs nomades au volant de notre van Harrison, nous avons parcouru l’Europe pendant quelques mois au gré de nos envies. Nous voici maintenant pour quelques semaines à la découverte de notre si beau pays, la France.

 

Nous découvrirons au cours de ce périple de 2 semaines, la Savoie, la Provence, les Pyrénées ainsi que le Pays Basque. Voici notre carnet de route retraçant jour après jour nos découvertes et aventures dans notre maison sur roues.

Jour 1

Une journée au Parmelan

Notre voyage débutera en Savoie. Pays des montagnes et du fromage, nous avons débuté notre découverte de cette jolie région par la randonnée du Parmelan. Belle marche d’environ 2h00 pour monter au plateau, en haut nous découvrons une vue imprenable. Nous apercevons le Mont Blanc, fier et enneigé et la vallée d’Annecy et son lac qui serpente entre les monts. Superbe panorama.

 

Jour 2

Lac de Grand-Maison

Notre route vers le sud nous amène au lac de Grand-Maison. Lac artificiel, il est d’une couleur incroyable. Ici, ni réseau internet, ni téléphone, juste nous et la nature grandiose. Nous profitons de ce repos pour nous cuisiner une bonne confiture maison aux abricots.

« Nous prenons notre temps et apprécions le paysage chaque seconde. »

Les routes en lacets nous offrent le temps de contempler les montagnes, le balai des nuages dans le ciel et les vaches qui paissent paisiblement sur le bord de la route.

 

Jour 3

Lac de Monteynard, passerelle du Drac

Nous continuons de descendre petit à petit et nous nous arrêtons au lac de Monteynard. Ce lac immense d’une couleur qui laisse rêveur est surtout connu pour ses passerelles. Après notre repas avalé du fond de notre van, toutes fenêtres ouvertes pour cause de canicule, nous prenons le sentier qui mène à la passerelle du Drac.

 

En une dizaine de minutes nous arrivons à celle-ci. C’est impressionnant ! Elle apparaît solide, perchée à environ 60m au-dessus du lac de Monteynard. Nous la traversons en prenant le temps d’admirer le lac vu d’en haut. C’est un lieu très agréable que nous avons beaucoup aimé !

 

Jour 4 et 5

Gorges du Verdon

Nous voici enfin au cœur des gorges du Verdon !

Lieu incontournable du sud de la France que nous avions hâte de découvrir. Début août n’était sûrement pas la meilleure période pour venir explorer tranquillement les environs, mais qu’importe ! Arrivés par le village de Moustiers Sainte Marie, la Provence nous fait déjà sourire. Le soleil est haut dans le ciel, nous apercevons quelques brins de lavande ici et là, et bien sûr les cigales chantent. Nous longeons le lac de Sainte-Croix, d’une couleur presque irréelle. À la recherche d’un spot pour la soirée et la nuit, nous prenons de la hauteur et longeons cette fois les gorges. Le paysage est saisissant. Nous trouverons notre bonheur à l’abri des pins en contre-bas d’une petite route. Plusieurs autres voyageurs partageront ce petit coin de verdure avec nous, pour une nuit calme et paisible.

 

Le lendemain, nous décidons d’aller arpenter les gorges, pour aller plus en son cœur.

 

Nous jetons notre dévolu sur le très célèbre sentier Martel qui nous mènera au bord du Verdon lui-même. Nous ne sommes allés que jusqu’à la passerelle car nous n’avions aucun moyen de revenir par nous-mêmes (la randonnée correspond à un simple aller, il faut rentrer en bus ou en taxi).

 

 

 

Jour 6

Ariège, port de Lers

Ne voulant pas nous aventurer sur la Côte d’Azur en plein mois d’Août, nous avons préféré continuer notre route jusqu’en Ariège. Région alors totalement méconnue pour nous, que nous avons adoré. Là-bas, nous avons rencontré d’autres futurs nomades, qui nous ont fait découvrir leur sublime région. Un grand moment de partage et d’échange sur le nomadisme et tout ce qu’il englobe.

Nous avons affronté de multiples lacets et routes étroites avant de rejoindre le port de Lers. Point culminant à plus de 1500m d’altitude. Ce col offre une vue splendide sur la vallée et les montagnes environnantes. C’est vert, c’est calme et joli, nous sommes déjà charmés. Les montagnes sont sans prétention, ni gigantesques, ni trop petites, juste ce qu’il faut. Zone pastorale oblige, les vaches et autres moutons déambulent librement de pâtures en pâtures. Nous ralentissons, et nous adaptons à eux, les laissant traverser à leur rythme l’asphalte brûlant. C’est un joli manège. Certains nous regardent, l’air interrogateur, se demandant certainement quelle mouche nous a piqué de nous déplacer dans de tels engins à moteur !

 

Nous finirons la journée au Port de Lers à flanc de colline, à observer le balai incessant des parapentes. Zone de décollage très célèbre, nous ne nous lassons pas de voir ces géants de voile virevolter dans la vallée.

 

 

Jour 7

Ariège, pic de Risoul

Notre exploration de l’Ariège continue avec une randonnée au pic de Risoul. Après avoir traversé le village de Goulier, nous nous garons au début du sentier. 35 minutes de marche et nous voilà arrivés au pic de Risoul. Un grand plateau surplombant la vallée s’offre à nous. Nous avons choisi d’y être pour la golden hour afin de profiter au maximum de la belle lumière du soir. Nous avons eu droit à 15 minutes incroyables de coucher de soleil. Puis, il a disparu derrière la montagne.

Le plateau permet d’observer les villages alentours tels que Vicdessos ou encore Orus, petite bourgade d’une cinquantaine d’habitants nichés à flanc de montagne. C’est un lieu idéal pour observer le coucher du soleil et bivouaquer tranquillement. Nous avons aimé le calme et le sentiment de plénitude qui nous a envahi en haut de cette montagne.

 

 

Jour 8

Une nuit à l’étang de Soulcem

La route partant de Vicdessos à Soulcem est sinueuse. Une vraie route de montagne comme on les aime. Harrison notre van est moins de cet avis ! Nous grimpons jusqu’au barrage de Soulcem à environ 20km/h, en prenant soin de ne pas mettre sans dessus dessous notre maison sur roues à chaque virage. Que c’est bon de prendre son temps. Le barrage est gigantesque, et le lac l’est tout autant. Il n’y a personne, et l’orage gronde au loin. Une ambiance qu’on a appris à apprécier.

« Rien ne vaut un bel orage au fin fond de son van enfoui dans sa couette ! »

On se sent à la fois si proches de la nature, tout en étant protégés par son cocon de tôle.

Comme beaucoup de sites en montagne, nous sommes coupés du monde. Nous apprécions notre soirée au bord du lac, avec un bon film. Le lendemain, le lever du soleil nous offre un joli spectacle sur le lac et les montagnes. La lumière grimpant petit à petit sur la roche, éclairant les cimes déchiquetées et les pointes rocheuses. Le soleil révèle la couleur bleue du lac.

 

 

Jour 9

Randonnée au Lac d’Oô

Nous avons beaucoup roulé aujourd’hui, et arrivons au parking de la randonnée du lac d’Oô en fin d’après-midi. C’est aussi ça la vie nomade, des journées parfois passées sur la route, mas ça fait partie du voyage. On traverse des petits villages, des paysages superbes, on prend le temps d’admirer la France par nos fenêtres. Alors que tout le monde revient du lac, nous décidons de prendre le départ en fin d’après-midi.

 

Nous serons donc presque seuls durant toute la montée vers le lac. Le sentier monte tout du long, et fait chauffer nos mollets ! C’est en environ 1H00 que l’on accède enfin au lac d’Oô. Très célèbre pour son environnement majestueux, et notamment sa cascade de presque 300 m de haut qui s’élève tout au fond du lac. Le petit refuge nous apparaît comme chaleureux et donne envie de s’y restaurer. Nous admirons longuement le lac, prenons le temps de prendre quelques clichés avant de redescendre dans la vallée. Nous apprécions la soirée autour de bonnes crêpes maison et d’un repos salvateur pour nos jambes !

 

Jour 10

Néouvielle et le lac de Cap de Long

Notre voyage nous amène ensuite au cœur du parc de Neouvielle, comptant plus de 70 lacs. Nous souhaitions l’explorer par une belle randonnée jusqu’au lac d’Aubert. Malheureusement c’était sans compter l’accès interdit aux chiens, même tenus en laisse. Nous avons dû rebrousser chemin, un peu déçus il faut l’avouer.

 

Nous avons tout de même pu nous balader dans la forêt au bord du lac d’Oredon. Entre pins et ruisseau, il n’y avait personne en cette fin d’été, c’était parfait. Ayant repéré un spot pour passer la nuit au bord du lac de Cap de Long, nous nous sommes dirigés vers celui-ci en fin d’après- midi. La route est très sinueuse, mais le panorama qu’elle nous offre nous fait oublier les virages en tête d’épingles par dizaines. Le lac de Cap-de-Long est à 2160m d’altitude, coincé entre 2 montagnes. C’est un lieu d’escalade prisé, et on comprend pourquoi. Les parois rocheuses s’y prêtent à merveille. C’est un endroit assez particulier, nous nous sentons presque privilégié d’être là au bord de ce superbe lac, avec vue sur les montagnes. Plusieurs autres voyageurs y dormiront également, surtout des férus d’escalade au vu de leur matériel. Nous passerons un petit moment à l’auberge autour d’une bonne bière.

 

Jour 11

Lac Bleu

Nous passons près du Pic de Midi pour rejoindre le départ de la randonnée du lac Bleu. Nous dormirons au pied du sentier, au bord d’un ruisseau. Les spots comme celui-ci sont précieux pour les voyageurs en van : beaucoup de place sur l’herbe, un joli ruisseau et un panorama superbe.

 

Le lendemain nous nous levons tôt pour faire la randonnée du lac Bleu. C’est une ascension de 3h qui nous attend pour rejoindre le lac. Nous partons vers 8h du matin, et nous serons tous seuls sur le sentier pendant de longues heures. Il fait beau, nous traversons des pâturages mêlant chevaux et vaches. Les paysages sont superbes et nous n’avons qu’une seule chose en tête, arriver en haut ! Les jambes tirent et le sac à dos pèse, mais nous en voyons le bout.

 

Le lac est juste derrière la crête. Sa couleur bleue incroyable apparait lorsque le soleil touche l’eau, d’où son nom, le lac bleu. Nous nous reposons de longues minutes, en regardant l’eau et les montagnes alentours. Nous passons au refuge avant de commencer la descente. C’est toujours étrange de rentrer dans les refuges, nous lisons les mots des gens venus précédemment, les dates, le lieu a vécu et ça se sent. La descente est longue et douloureuse pour nos genoux fragiles. Mais nous sommes heureux de retrouver notre van pour y déguster un bon plat de pâte et une bière, après une bonne douche bien sûr !

 

Jour 12

Cirque de Gavarnie

Nous continuons à nous rapprocher de l’Atlantique petit à petit. Prochaine étape : le Cirque de Gavarnie. Emblématique randonnée des Pyrénées, nous ne voulions pas la louper. Nous avions passé la journée de la veille à nous reposer au cœur des montagnes, au pied de la station Gèdres-Gavarnie. Il n’y avait personne, mis à part les moutons et les vaches qui allaient et venaient autour du camion sans crainte. La rencontre entre notre chat et un mouton fut épique. Ce fut nouveau autant pour l’un que pour l’autre, tout en douceur sans aucune agressivité. Ils se sont observés de longues minutes avant de se rapprocher nez à nez !

 

Après une nuit de tempête où le vent nous a privé de longues heures de sommeil, nous avons pris le sentier du cirque de Gavarnie. Chanceux, c’est la seule randonnée sur laquelle les chiens sont autorisés en laisse. Le temps menaçant, c’est accompagné de notre k-way que nous avons marché jusqu’au cirque. La randonnée est très facile et accessible à tous, de nombreuses familles s’y rendent avec les enfants. Nous nous sommes arrêtés à l’hôtellerie du cirque, le reste du chemin étant strictement interdit aux chiens. La vue y est splendide, et le cirque d’une circonférence de 6 km est impressionnant. Nous y reviendrons à la fin de l’hiver pour voir tous ces paysages encore enneigés.

 

Jour 13

Passerelle d’Holzarte

C’est désormais les Pyrénées Orientales que nous traversons ! Nous nous arrêterons à la passerelle d’Holzarte, au pied des gorges d’Olhadubi. C’est un lieu préservé en plein milieu de la forêt. On y accède par une marche d’environ 45 minutes, avec des passages difficiles et très pentu. Heureusement, nous avons pensé aux chaussures de randonnée ! Mais le jeu en vaut la chandelle, la passerelle est très impressionnante.

« Perchée à 180m au-dessus des gorges, c’est spectaculaire ! »

De loin, de près, nous l’admirons sous tous les angles. Nous étions encore une fois pratiquement seuls sur le lieu, ce qui est encore plus appréciable, nous pouvons prendre notre temps. La passerelle semble surgir de nulle part au milieu de cette foret et au-dessus de ces gorges. Il n’y a qu’elle et la nature tout autour. C’est un incontournable des Pyrénées, un lieu atypique et reposant.

 

Jour 14

Pays Basque, Espelette

Notre voyage d’Est en Ouest s’achève au Pays Basque. Et notamment par la visite du petit village d’Espelette, célèbre pour son piment. Le village est tout petit, mais ce qui fait sa particularité sont les piments séchant sur les façades des maisons. L’ambiance basque est bien là : les maisons blanches aux volets rouges, les piments, les frontons de pelote basque. On s’y balade tranquillement, observant les façades, photographiant les piments qui sèchent. Vous pouvez même y déguster du chocolat au piment d’Espelette, original mais piquant !

 

Notre voyage touche à sa fin, nous remontons par l’Atlantique jusqu’en Charente-Maritime pour quelques jours en famille. La France regorge de paysages incroyables et variés. Nous sommes passés des Alpes, à la Provence, aux Pyrénées en peu de temps, les contrastes sont infinis.

« Voyager en van nous permet cette liberté de voyager à notre rythme, et d’aller et venir où bon nous semble.

C’est ce que nous apprécions le plus dans cette façon de voyager. »

 

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